« Deadpool » le super-héros politiquement incorrect !

Deadpool

Comment Deadpool, le super-héros outsider que personne ne voulait produire sur grand-écran a t-il pu finalement voir le jour et exploser les records à peine une semaine après sa sortie?
Pas besoin de se pencher 4h sur le sujet, le réalisateur Tim Miller et son équipe ont tout simplement proposé ce que personne n’a osé: adapter à l’écran l’histoire du plus badass de la famille Marvel dans un film directement classé dans la catégorie « R-Restricted » (interdit au moins de 17 ans aux États-Unis). Un film de super-héros pour adulte avec tout ce qu’il faut pour divertir.
Pourquoi donc ne pas se mettre au niveau de e cher Wade Wilson le temps d’une critique? Deadpool est tout simplement une putain de tuerie. Oubliez d’entrée tout ce que savez sur les films de super-héros ou sa ridicule première apparition dans l’insipide X-Men Originis: Wolverine (Gavin Hood, 2009), car il en est l’opposé. Produit avec un budget ridicule (comparé aux autres prod’ Marvel), le film affiche une durée en dessous des deux heures. Étonnant, mais largement suffisant pour un film type de super-héros, Deadpool ne s’emmerde pas à balader le spectateur dans d’interminables intrigues souvent prévisibles. Absolument TOUT, chez le héros borderline est réussi! Dès les premières secondes du film et son générique (truffé de gags), on se fend la gueule. La suite n’est pas en reste, et le mercenaire/héros ultra-bavard Wade Wilson -très fidèle à son modèle tiré des comic-books- sort conneries sur conneries. Rhett Reese et Paul Wernick, le duo responsable du scénar’ (qui avait signé le génial Bienvenue à Zombieland en 2009), ont dû se marrer lors de l’écriture, et le plaisir est définitivement partagé!
La bande-son est parfaitement choisie (de DMX au Rap old-school de Salt-N-Pepa en passant par…Wham!) et colle à merveille avec l’ambiance du film.
Tout comme dans la bande-dessinée de Rob Liefeld et Fabian Nicieza, Wilson a parfaitement conscience d’être dans un film. Il fait notamment référence à la production plutôt limitée du film, se moque de Ryan Reynolds, son interprète à l’écran et s’adresse s’adresse régulièrement au spectateur lors de brefs apartés . En parfait anti-héros, il jure sans arrêt, découpe des têtes, tabasse les hommes (comme les femmes) de mains pour les faire parler (quand il ne les exécute pas froidement) et en transforme même un en un « putain d’kébab ». Un héros sans aucune retenue mais bourré de charisme!
Vous en avez rêvé? Deadpool l’a fait. ENFIN un film de super-héros politiquement incorrect devant lequel on prend une sacrée branlée tout en se fendant la gueule du début à la fin (crédit compris). On en oublierait presque cette cette histoire un peu facile. Oubliez le patriotique Captain America, le coincé Thor ou l’égocentrique Iron-Man, Deadpool les détrône tous à coup d’pied dans l’cul! Il va vous faire changer d’avis sur les films du genre mais surtout, vous faire passer un sacré bon moment. Bon, c’est pas tout ça mais va falloir se pencher sur la suite maintenant!

Deadpool de Tim Miller
Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein, Gina Carano, T.J. Miller
et Brianna Hildebrand
Scénario de Rhett Reese & Paul Wernick
 d’après les comics de Rob Liefeld et Fabian Nicieza


 

Stéphane Pinguet

Disquaire indépendant aigri mais passionné, amateur de musique, cinéma, littérature et bandes dessinées en tous genres.

One Comment

  1. Bonjour cher chroniqueur,

    Bien belle chronique qui donne envie d’aller voir le film.
    Un anti-héros comme je les aime.
    A vos souhaits.

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