Future Islands à La Cigale, Paris

FUTURE ISLANDS par Robert Gil

Après leur passage très remarqué au dernier festival Pitchfork, tout de costumes de Halloween vêtus, Future Islands étaient un peu attendus comme les sauveurs du rock indé sur la scène de La Cigale le 2 avril dernier. Et ont confirmé tous nos espoirs.

Salle bondée et gonflée à bloc, ils attaquent en douceur avec un ancien titre, « Give Us The Wind », en sachant que ce sont surtout les tubes du nouvel album Seasons (4AD, 2014) qui ont fait exploser le groupe et rameuté autant de monde ce soir. Les choses sérieuses commencent donc avec « Sun In The Morning », qui confirme ce que l’on savait déjà : l’intérêt des concerts de Future Islands réside avant tout dans la performance de son chanteur, Samuel Herring, sosie de Morissey jeune, dont le fait de dire qu’il est « habité » serait l’euphémisme de l’année. Littéralement en transe pendant l’heure et demie qu’a duré le set, il se livre corps et âme à l’interprétation de ses chansons, mimant du début à la fin chacune des paroles, sans jamais être ridicule.

FUTURE ISLANDS par Robert Gil  FUTURE ISLANDS par Robert Gil

Outre ses compétences d’acteur, Sam est visiblement aussi un sportif aguerri, le concert étant l’occasion pour lui de faire ses exercices de stretching et de cardio, inventant ainsi une nouvelle chorégraphie sur chaque nouveau morceau (pour ceux que ça intéresse, il y a même des tutorials sur Internet). Roulement de bassin à la Beyoncé (en particulier sur le langoureux « Doves »), French Cancan, coups de poings dans les airs, sur sa tête et sur son torse, postures de rôdeur dans la jungle, grondements sauvages dans le micro… On ne l’arrête plus. Magnétique et fascinant, il emporte tout sur son passage et surtout l’adhésion du public, hystérique : cela faisait longtemps que le sol de La Cigale n’avait pas autant tremblé.

FUTURE ISLANDS par Robert Gil

Vers la fin du set, le leader semble enfin se rendre compte de l’ampleur du triomphe et s’en trouve très ému, ce qui lui permet de nous offrir en conclusion des versions encore plus démentielles des tubes rock 80s incontestables que sont « Seasons » et « Spirits ». En rappel, les jambes nous portent encore pour tout donner sur « Haunted » et « Little Dreamer » à un groupe qui le mérite largement. On tient là pour l’instant le meilleur concert de 2015.

Salle: La Cigale.
Photos par Robert Gil ©
L’intégralité des photos du concert sont à découvrir par ici.

Julia Rivière

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