The Hellacopters « Eyes of Oblivion »

Guitares en l’air, Perfecto, cheveux au vent et grands soli plaqués à genoux en bord de scène, pas de doute, The Hellacopters -le plus Américain des groupes suédois- est bien de retour.

En 2008, la formation scandinave se retirait de la partie après treize ans de bons et loyaux services. En guise d’adieu, les Suédois rendirent hommage à leurs influences de toujours sur Head Off puis offrirent une ultime tournée (avec notamment une unique date en France, à La Coopé’ de Clermont-Ferrand). Une pause de quelques années et une poignée de side-projects pas franchement excitants plus tard, le groupe revint tout d’abord sur scène, à l’image de ses compatriotes de Refused, pour y interpréter son mythique Supershitty To The Max. Mais rapidement, l’envie de retourner en studio fait se fait sentir.
L’an passé, le gang de Nicke « Royale » Andersson officialise sa résurrection en signant chez Nuclear Blast, et revient avec ce nouvel LP, son premier album original depuis Rock and Roll Is Dead en 2005. Le seul changement à signaler dans ce come-back pas vraiment inattendu est à chercher du côté du line-up : Le retour de Dregen qui reprend le poste laissé vacant par le regretté Robert Dahlqvist (l’album lui est d’ailleurs dédié) suivi de peu du départ de Kenny Håkansson remplacé au pied levé par Dolf DeBorst des Datsuns. Pour le reste, c’est comme si les ‘Copters ne nous avait jamais quittés. Leur son n’a pas bougé, pas même pris une ride, contrairement à ses membres. Alors certes, la voix d’Andersson semble parfois un peu abimée par les milliers de clopes fumées et les litres de whisky ingurgités, mais l’énergie elle, reste quasi la même. On constate cependant que le high energy rock ‘n’ roll pratiqué par le gang scandinave, soit un mélange de rock ‘n’ roll, de glam avec un soupçon de hard rock et de garage, manque parfois d’originalité et peine à accoucher des tubes qu’il a pu nous offrir durant ses plus belles années (notamment sur l’imparable trilogie High Visibility, By The Grace of God et Rock and Roll is Dead). Si l’arrivée de DeBorst n’apporte pas grand chose de neuf, c’est tout simplement parce qu’il ne semble être pour l’instant qu’un membre de tournée, Andersson s’occupant de la basse en studio, peut-être par peur d’un changement de son trop radical pour son groupe. Dregen lui, pourtant membre fondateur des ‘Copters, peine à ajouter le côté punk/sale présent aux débuts du groupe. Dommage.

Bien qu’étant un bon disque de heavy rock, il est difficile de nier que l’on reste un peu sur notre faim à l’écoute de ce Eyes Of Oblivion, car si leur amour du rock ‘n’ roll est toujours intact, ce premier album en quatorze ans manque quand même d’une poignée de tubes et d’un peu de folie. On a plus qu’à espérer que ce retour officiel pour défendre ce nouvel LP les remettra dans le droit chemin en leur apportant un peu d’inspiration pour la suite.

The Hellacopters Eyes of Oblivion Nuclear Blast

TRACKLIST :

Face A

Reap A Hurricane
Can It Wait
So Sorry I Could Die
Eyes Of Oblivion
A Plow And A Doctor

Face B

Positively Not Knowing
Tin Foil Soldier
Beguiled
The Pressure’s On
Try Me Tonight


Album disponible sur Apple Music, Bandcamp, Qobuz, Spotify & Tidal,
mais aussi et surtout, chez tous les bons disquaires indé’ !


Stéphane Pinguet

Disquaire indépendant aigri mais passionné, amateur de musique, cinéma, littérature et bandes dessinées en tous genres.

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