Jim Yamouridis « The Other Side »

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Le plus grec des Australiens auvergnats revient avec un nouvel album au parfum exotique. Une voix et une guitare enregistrées live à la maison pour un style auquel nous sommes peu familiers sous nos latitudes, le Rembetiko, musique populaire grecque nourrie aux sonorités orientales apparue il y a un siècle.

On sait Jim attaché à ses origines grecques, d’où son départ de Melbourne pour se rapprocher de la terre de ses ancêtres… en Auvergne. Il parcourt aisément les quelques kilomètres qui séparent la Haute-Loire à la langue de terre bordée par les mers Égée et Ionienne grâce à ses notes de sept lieues. La musique réduit les distances pour qui a l’oreille voyageuse. Sa voix rassurante et cajoleuse entre Lou Reed et Leonard Cohen s’accommode fort bien d’un style presque guilleret qui rappelle des sonorités médiévales ayant eu cours dans nos régions. De là à savoir si Jim Yamouridis incarne le ménestrel des temps modernes faisant le lien avec son passé pour expliquer le présent, il n’y a qu’un pas que je n’hésiterais pas à franchir si je savais où il voulait vraiment en venir avec ses petites histoires de démon surgi de l’enfer du décor.

Un album moins sombre qu’à l’ordinaire, plus surprenant et même plus séduisant. Mettez deux bûches dans la cheminée et écoutez ça en sirotant un cognac et en fumant ce que vous voulez tant que vous ne me soufflez pas la fumée dans le nez !

Jim Yamouridis The Other Side Microcultures/Differ-Ant
Photo de couverture par Muriel Delepont ©

TRACKLIST:

Mercy
My Love Goodbye
Some Weep
The Angel
The Golden Light
The Lake Laments
The Open Road
The Other Night
The River
You’ll Go Alone



Album également disponible en écoute sur Spotify.

Patrick Foulhoux

Ancien directeur artistique de Spliff Records, Pyromane Records, activiste notoire, fauteur de troubles patenté, journaliste rock au sang chaud, spécialisé dans les styles réputés “hors normes” pour de nombreux magazines (Rolling Stone, Punk Rawk, Violence, Dig It, Kérosène, Abus Dangereux, Rock Sound…), Patrick Foulhoux est un drôle de zèbre.

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