Weezer à Paris, l’Olympia

Weezer en concert à Paris, l'Olympia le 19 octobre 2017

La bande à Rivers Cuomo boudait-elle ses fans français? Toujours est-il que Weezer -mythique combo Indie Rock fondé au début des 90’s- mettait fin en ce jeudi automnal à une absence de près de 12 ans en France. Chronique d’un fan comblé.

Il aura fallu attendre une quinzaine de jours avant la date tant attendu pour voir le concert afficher enfin complet.
The Orwells, quintet de l’Illinois mené par Mario Cuomo (aucun lien avec ce cher Rivers) a la difficile tache d’ouvrir le bal. Le groupe s’en sort tant bien que mal à base d’un Rock ‘n’ Roll teigneux à tendance Punk sans grande originalité. Mais le public a la tête ailleurs et ne pense qu’à une chose: retrouver le plus rapidement possible Patrick Wilson, Brian Bell, Scott Shriner & Rivers Cuomo.
L’Olympia accueille ce soir 2800 spectateurs, et quasiment autant de fans. Formé en 1992 à Los Angeles et passé de la sensation Indie Rock un peu maladroite à l’un des poids lourds de Stadium Pop/Rock en une poignée d’années, le groupe n’a (il faut bien le reconnaitre) pas pondu de chef d’œuvre depuis bien longtemps bien que tous leurs albums contiennent tout de même leur lot de tubes. Ce soir, Weezer piochera quasiment dans chacun d’entre eux.
Nous étions tellement impatients de découvrir Cuomo et ses potes, que l’on a pu s’empêcher de surveiller de près leurs récentes setlists, toutes identiques et plutôt alléchantes. Mais les Californiens ont choisi de chambouler la monotonie avec l’ajout d’un pilier de Pinkerton (longtemps dénigré par le groupe en concert) en ouverture: le génial « El Scorcho ». Suivront du même disque « The Good Life », ainsi que de belles pépites du Blue Album (« Surf Wax America », « My Name Is Jonas », « Undone (The Sweater Song) », « Buddy Holly » et « Say Ain’t It So »), histoire de combler les fans de la première heure.

 received_10215018019504327(3)  20171019_221945

Weezer n’en oublie pas non plus ses récentes sorties, avec notamment l’efficace mais putassier « Thank God for Girls » et quelques extraits de Pacific Daydream (prévu pour la fin du mois chez Atlantic) dont on se serait bien passé. Des compo’ relativement plates (qui font tout de même l’affaire en live) très vite balayées par leurs plus gros tubes (« Hash Pip », « Island in the Sun » ou « Beverly Hills ») ainsi qu’une surprenante reprise du « Hey Ya! » d’Outkast.

Une chose est sûre, Cuomo (qui, comme ses tubes, ne prend pas une ride) et ses camarades ne brillent pas par leur charisme et leur entrain et l’on se demande si notre fanatisme n’altère pas légèrement notre jugement. Ils font le job, le font plutôt bien mais n’en font pas plus. Qu’importe, les fans repartiront tout de même ravis, le sourire aux lèvres, en espérant que le groupe n’attende pas 10 ans pour revenir dans la capitale…

Weezer
Salle: L’Olympia
Production: Live Nation
Photos: Amélie Grouselle & Anthony Caruso

Setlist:

El Scorcho
Surf Wax America
The Good Life
California Kids
Perfect Situation
(If You’re Wondering If I Want You To) I Want You To
Pork and Beans
Weekend Woman
My Name Is Jonas
Thank God for Girl
Happy Hour
A Ballad for the Fallen Soldier
Hey Ya! (reprise d’Outkast)
Undone (The Sweater Song)
Buddy Holly
Hash Pipe
Beverly Hills
Feels Like Summer
I Took a Pill in Ibiza (reprise de Mike Posner)
Island in the Sun

Rappel

Say It Ain’t So





Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *