Woods « City Suns Eater in The River Of Light »

City Sun Eater In The River Of Light
Durant les cinq premières années de leur existence, les New-Yorkais de Woods ont joué la carte de la productivité façon DIY -sans doute pour se faire un nom- produisant pas moins de sept albums dans leur home-studio. Désormais, le groupe de Jeremy Earl a levé le pied, et semble avoir compris que quantité ne rimait pas forcément avec qualité.
Deux ans après le génial With Light And With Love (Woodsist), la bande choisit une fois de plus d’enregistrer dans un véritable studio et livre un City Sun Eater In The River Of Light à la frontière de l’Indie Pop/Folk et de la Soul Psychédélique.
Si la première partie de l’album laisse place à des sonorités assez nouvelles pour le groupe qui semble influencé par la maison Daptone (les arrangements à base de cuivres, les percussions afro’) ou plus directement par la musique africaine, le quintet revient vers un son auquel il nous avait déjà habitué sur la seconde partie de CSEITROL, à savoir de superbes chansons Folk Lo-Fi, assorties de refrains Pop tubesques et arrangés par des guitares tantôt nerveuses et tendues, tantôt par un orgue planant, le tout, sublimé par la voix falsetto de son leader.
Si ces dernières années, la musique Psyché’ fait un retour en force, au point de devenir souvent indigeste et vraiment plus originale, Earl, son comparse de toujours Jarvis Taveniere et leur petite bande se démarquent sans aucun mal en ajoutant volontiers une multitude d’influences piochées ça et là.
Tout comme c’était le cas avec son album précédent, cette nouvelle collection de titres ne semble absolument pas avoir été écrite par un groupe de la banlieue de New-York. Non. Tout simplement parce qu’à l’écoute, on s’imagine à bord d’une cabriolet, cheveux au vent face au soleil couchant, sillonnant la côte californienne. Oui, bon, je vais peut-être un peu loin, mais c’est l’image que l’album me renvoie. Celle d’une Pop ensoleillée, idéale pour le printemps ou l’été (et puis merde, pour toutes les autres saisons aussi!).
Woods prouve avec City Sun In Eater In  The River Of Light qu’il est définitivement un groupe hors du temps, perdu quelque part entre la fin des années 60 et aujourd’hui, mais qu’il sait aussi friser la perfection lorsqu’il s’en donne les moyens. Ce 9ème album, dans la pure continuité de With Light And With Love, n’a pas fini de dévoiler ses richesses !

Woods City Sun Eater In The River Of Light Woodsist
Site web de Woodsist et de Differ-Ant.

TRACKLIST:
Sun City Creeps
Creature Comfort
Morning Light
Can’t See at All
Hang It on Your Wall
The Take
I See in the Dark
Politics of Free
The Other Side
Hollow Home



Égalementdispo’ en streaming sur Spotify par ici.




Stéphane Pinguet

Disquaire indépendant aigri mais passionné, amateur de musique, cinéma, littérature et bandes dessinées en tous genres.

2 Comments

  1. Bonjour Monsieur le Directeur Général en chef des Etablissements Slow Show où quand c’est Slow, où quand c’est chaud, c’est Slow Show,

    A cause de toi j’adore l’album de Woods.
    J’y connaissais pas, j’y aime bien.

    Bon D’Day,

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