The Black Keys au Zénith de Paris

The Black Keys à Lille et Paris en 2012 (affiche par Jeff Soto)
Rien de mieux pour débuter l’année qu’un bon concert de Rock! Ce 25 Janvier 2012, le célèbre duo originaire d’Akron, Ohio, The Black Keys, débutait sa tournée européenne par deux dates en France, la première sur Lille et la seconde, au Zénith de Paris ou nous nous sommes rendus en masse (la soirée affichait complet presque deux mois avant le concert). Dan Auerbach et Patrick Carney sont cette fois-ci venus défendre leur dernier bébé, l’excellent El Camino sorti quelques semaines plus tôt. Compte-rendu d’un concert efficace et et sacrément carré dans une salle pleine à craquer (plus de 6000 personnes !).

Le concert débute à peu près à l’heure avec « Howlin’ For You » en introduction, extrait de leur avant dernier opus, le classieux Brothers (2010, Nonesuch). On remarque la présence de deux musiciens additionnels venus épauler le duo (Gus Seyffert et John Clement Wood), comme sur la précédente tournée. Ces derniers, alternant entre basse, guitare et claviers, seront présents sur la quasi totalité du concert.

On l’aura vite compris, ce soir, les fans présents pour les vieux morceaux resteront sur leur faim, le duo préférant se concentrer sur ses trois derniers albums, bien plus grand public, mais néanmoins très bons. Les chansons sont impeccablement bien jouées, tout est dans la précision et il n’y aura ce soir que peu de place pour l’improvisation, même lors des nombreux soli de Dan Auerbach.
Le seul véritable bémol de la soirée apparait rapidement… Les natifs d’Akron ne parviennent que très rarement à enchaîner deux morceaux sans un silence d’une bonne trentaine de secondes ! Ils prennent leur temps, se mettent en place, discutent entre eux mais rarement avec le public. Une brève présentation du groupe par ci, un petit « Thank You » par là, mais rien de plus.

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La setlist est quand à elle très bien calibrée avec quelques très bons tubes bien énergiques au début du concert (le désormais culte « Next Girl » suivi de « Gold On The Ceiling », « Strange Time », « Run Right Back » et « Dead And Gone »), avant de revenir sur quelques vieux morceaux, (2003, Fat Possum) »Thickfreakness » extrait de l’album du même nom, puis « Girl Is On My Mind » de Rubber Factory (2004, Fat Possum) et le génial « Your Touch ». Ces trois morceaux sont joués à l’ancienne, à deux, sans fioriture, du vrai Black Keys en somme. Vient ensuite une nouvelle pause et le retour de nos deux musiciens additionnels, Dan entame seul « Little Black Submarine », véritable « Stairway To Heaven », version Black Keys, une vraie tuerie ! S’enchaînent ensuite « Nova Baby », « Sister » et le génial « Chop And Change » extrait de la B.O. du risible Twilight.
Une fois de plus, le silence s’installe entre les morceaux, ce qui a parfois tendance à casser un peu le rythme du concert, c’est heureusement le seul reproche que l’on peut faire à la formation, tant le groupe joue merveilleusement bien son répertoire, Auerbach chante comme toujours à la perfection, sans aucune fausse note, tandis que Carney transpire derrière ses fûts, tapant comme un sourd, sans jamais en faire des caisses.

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La fin du concert approche, sont joués à la suite le calme « Tighten Up » et le tant attendu « Lonely Boy », dont le refrain est scandé par le Zénith tout entier. Ce morceau deviendra sans nul doute un des classiques des Black Keys. Le groupe remercie son public et se retire pendant cinq longues minutes avant de revenir pour l’habituel rappel composé de « Everlasting Light », « She’s Long Gone » et du parfait « I Got Mine » pour terminer le concert. Encore une fois joué à la perfection, ce dernier morceau mettra tout le monde d’accord; le dernier pont arrive, Dan tord sa guitare dans tout les sens lors du solo et voilà que brille de milles feux derrière le duo « T H E  B L A C K  K E Y S » en lettrage lumineux sur le refrain final. Une fin idéale pour un concert (presque) parfait. En attendant le prochain passage du duo dans une salle de plus petite envergure (on peut toujours rêver…).

The Black Keys
Salle: Le Zénith de Paris
Production: Radical
Poster: Jeff Soto
Photos: Robert Gil
Chronique rédigée à l’origine pour le site Concert & Co.

Setlist:

Howlin’ for You
Next Girl
Gold on the Ceiling
Strange Times
Dead and Gone
Run Right Back
Thickfreakness
Girl Is on My Mind
I’ll Be Your Man
Your Touch
Little Black Submarines
Nova Baby
Sister
Chop and Change
Money Maker
Ten Cent Pistol
Same Old Thing
Tighten Up
Lonely Boy

Rappel

Everlasting Light
She’s Long Gone
I Got Mine

Stéphane Pinguet

Disquaire indépendant aigri mais passionné, amateur de musique, cinéma, littérature et bandes dessinées en tous genres.

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