Lenz-Faraday « Too Many Fictions »

Too Many Fictions

Voilà une belle surprise sortie fin 2016, que ce nouvel et deuxième EP de Lenz-Faraday. Trio fonceur, à la belle énergie généreuse et habitée, il secoue le Rock Indé’ des années 90 dans son shaker à musique pour nous envoyer en pleine face d’étonnantes compositions simples et abouties, qui nous rappellent qu’au delà de la hargne, le Rock’n’Roll alternatif est un étonnant distributeur d’hédonisme en barre.

Lenz-Faraday est d’abord un trio mixte, (Sophie, Clément et Xavier) où les garçons malgré la supériorité numérique, ne cherchent pas nécessairement le pouvoir mais laissent de la place à leur alter-ego féminine à la basse et au chant, pour construire une complicité qui est sans aucun doute l’atout principal de notre combo du jour. Sans être révolutionnaire, Lenz-Faraday est foncièrement un groupe attachant, qui saisit par son indéniable sincérité et sa passion débordante. Difficile de ne pas évoquer les Gallois de Future of The Left, d’une part pour l’évident parallèle au niveau de la formule, mais aussi pour l’approche viscérale de l’objet Rock, qui mélange sans état d’âme la Noise, le Punk et le Hardcore et nous rappelle à juste titre que beaucoup de choses ont commencé avec The Stooges. En écoutant plus précisément des morceaux comme « Ain ‘t My World » ou « Killer Machine », nous pourrions finaliser la saisissante filiation avec l’ami Andrew Falkous, leader désigné donc Future Of The Left et de feu McLusky, et cerveau inéluctable du side-project Christian Fitness. Ainsi à ceux qui aiment retenir que les aspects littéraires et romantiques du rock, Lenz-Faraday répond évidemment avec le cœur et avec les tripes: la musique est donc ici la résultante d’un mouvement libératoire, qui va chercher loin dans les corps, les ingrédients de la catharsis (le final de « Too Many Fictions »!), elle se vit dans l’urgence et dans la vérité de l’instant. L’économie n’est certainement pas de rigueur et les chemins de traverse ne sont pas dans les habitudes dans la maison (« Killer Machine »). En même temps, au-delà d’une expression qui aurait tous les contours du cliché, elle sonne chez Lenz-Faraday foncièrement vraie, car finalement, tout était déjà parfaitement résumé dans le titre évocateur de ce solide EP.

Lenz-Faraday Too Many Fictions
Page Facebook du groupe par ici.

TRACKLIST:

Ain’t My World
Killer Machine
Too Many Fictions
Barcelona



EP également en écoute sur Bandcamp et Spotify.

Laurent Thore

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