Ultimate Painting « Dusk »

Dusk

Les auditeurs qui étaient tombés sous le charme des deux premiers albums des Ultimate Painting peuvent se rassurer. Ce troisième opus confirme tout le bien que l’on pensait de ce groupe et de ses chansons qui nous avaient déjà interpelés à l’époque. Nos chers Anglais proposent un effort encore plus homogène et une production parfaitement adaptée à l’ambiance feutrée de ce nouvel album.

Sur ce Dusk, aucune révolution de palais mais plutôt un renforcement des fondations et un renouvellement du mobilier permettent à ces Pop songs bien éduquées de s’éloigner de la banalité sans soubresauts et sans heurts, pour parler à l’intime de la plus jolie manière qu’il soit (« Song for Brian Jones », « A Portrait of Jason »). Certes, certains pourraient leur reprocher de faire une fixette sur le Velvet et Television, et autres références flagrantes, mais ce serait leur faire un mauvais procès car l’album baigne dans une telle sérénité et une aura cotonneuse qu’il nous plonge dans « autre chose ». Quelque chose qui se rapprocherait d’un Velvet ou d’un Television certes, mais des champs, de la campagne, plus « hippie » en fait. Interdit d’entrer dans cet univers en blouson noir et la rage au ventre. On est prié de ne pas déranger des musiciens qui créent dans une telle béatitude « Who’s the Next Target »,  « I’m Set Free ». Ces chansons, on les a entendues cent fois mais pas comme ça. C’est vrai que « Skippool Creek » et « Head the Way » peuvent faire penser à Luna, oui mais alors, du Luna extasié, en apesanteur. Toutes les petites trouvailles d’arrangements sont finement pensées et font mouche (le clavier sur « Head the Way » et « Monday Morning »).

Of course, je déconseillerais cet album aux amateurs de saillis de guitares et de déluges soniques. Cette musique est trop propice à la rêvasserie et peu enclin au combat. Toutes ces vignettes invitent aux songes, elles proposent une alternative au « toujours plus ». Dusk sera l’album idéal pour cette rentrée après les embouteillages, les cris d’enfants, les musiques d’été trop entendues, etc… Il pourrait même se révéler indispensable!

Ultimate Painting Dusk Trouble in Mind Records
Site web de Ultimate Painting et de Trouble in Mind.

TRACKLIST:

Side A

Bills
Song For Brian Jones
A Portrait Of Jason
Lead The Way
Monday Morning, Somewhere Central

Side B

Who Is Your Next Target?
Skippool Creek
I’m Set Free
Silhouetted Shimmering
I Can’t Run Anymore



Album également dispo’ sur Spotify.




Session live du groupe capté sur la radio de Seattle KEXP.


 Critique de l’album
Green Lanes (2015, Trouble in Mind)

Green Lanes

Ice Cream Man

One Comment

  1. Album apaisant et réconfortant, classe intemporelle, super son clair et ouaté.
    Lien avec Luna bien vu !
    Et mention pour le jeu de batterie de Melissa Rigby (lov !)
    Après une dizaine d’écoutes, ça y est, c’est fait : Dusk est devenu indispensable …

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