The Limiñanas à Paris, La Maroquinerie

The Limiñanas à Paris, La Maroquinerie
La Maroquinerie est pleine jusqu’aux cintres pour accueillir les Limiñanas en ce début de mois de décembre pluvieux.

De nombreux invités sont prévus pour cette soirée, dont le chanteur du Brian Jonestown Massacre, le bien nommé Anton Newcombe. Ce dernier étant le producteur de leur dernier EP Istambul is Sleepy (2017, Because). La question qui taraude l’assemblée concerne la présence d’Anton sur scène: Va-t- il participer à la totalité du set ? Lorsque les Limiñanas entrent en scène, ils sont cinq musiciens à entourer Lionel et Marie, mais pas d’Anton à l’horizon…
Le concert attaque par « Malamore », morceau donnant le titre au dernier album en date. L’Hollandaise Nika Leeflang est au chant et au tambourin. Le groupe poursuit par « Down Underground », une chanson de leur premier album. Les titres s’enchaînent et balaient toute la discographie, commencée sur le label défricheur de Chicago, Trouble in Mind, qui a notamment lancé les carrières de Ty Segall et Jacco Gardner pour ne citer que les plus célèbres.
Des trois guitaristes qui accompagnent le groupe, un se détache par ses mimiques et grimaces: Ivan Telefunken, le pendant catalan espagnol de Pascal Comelade. Il joue des mêmes instruments (ukulélé et mini piano…). Deux jours plus tard, ils seront tous les deux sur scène lors du festival la Semaine du BizarrePascal Comelade est tête d’affiche dans une performance avec le dessinateur Charles Berberian.

The Limiñanas à Paris, La Maroquinerie / Jean-Marc Ferré ©

Quand résonnent les premières notes du single « Istanbul is Sleepy », Anton Newcombe arrive sur scène tout de blanc vêtu avec des lunettes noires: Il chante avec une anti sèche dans la poche de peur d’oublier les paroles… Puis c’est au tour d’Emmanuelle Seigner de monter sur scène pour la fin du concert qui se termine avec les reprises « Russian Roulette » (des Lords of the New Church) et du « Gloria » de Van Morrisson, de 1964. Tout le public est en transe, reprenant à gorge déployée le refrain.

Pour un dernier rappel, les Limiñanas reviennent sur scène pour une nouvelle reprise , «The Train Creep’ a Loopin’» de Pascal Comelade et achèvent ainsi un concert qui aura permis de revoir un groupe qui se bonifie au fil du temps. Vivement la tournée en 2018 qui accompagnera la sortie de leur nouvel album chez Because Music, Shadow People.

Ce concert sera aussi le dernier passé avec l’un des plus fameux photographes, le regretté Jean-Marc Ferré qui nous a quitté de manière subite dans les premiers jours de 2018. Jean-Marc c’était l’œil du félin, toujours au premier rang pour réaliser des photos d’une grande beauté. Ses images illustrent ce compte–rendu.

Salle: La Maroquinerie à Paris.
Photographies: Jean-Marc Ferré ©

Setlist:

Malamore
Down Underground
Prisunic
Tigre du Bengale
Dimanche
The Gift
Funeral Baby
Crank
Garden of love
AF3458
Istanbul is Sleepy
One of us
Stella star
Zippo
Can
Betty and Johnny
Shadow People
Russian Roulette
Gloria
The Train Creep A-Loopin’


The Limiñanas à Paris, La Maroquinerie / Jean-Marc Ferré ©

The Limiñanas à Paris, La Maroquinerie / Jean-Marc Ferré ©

The Limiñanas à Paris, La Maroquinerie / Jean-Marc Ferré ©

The Limiñanas à Paris, La Maroquinerie / Jean-Marc Ferré ©

The Limiñanas à Paris, La Maroquinerie / Jean-Marc Ferré ©


Relisez notre interview de Lionel Limiñana

Lionel Limiñana, Marie Limiñana, Because Music, 2016, Malamore, Duo, Français, The Limiñanas, photographe, Villa Gianni

Gilles Zerbib

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